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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 10:53

L’infantilisme / La maturité

 

 

Tous les coachs vous le diront : le plus difficile dans une relation de coaching, ce n’est pas d’accompagner l’adulte dans sa décision de prendre en main son évolution professionnelle ou personnelle, mais bien de composer avec des résurgences d’infantilisme.

 

Pas facile en définitive de faire le tri dans nos comportements entre ceux qui relèvent de l’enfance (être tout puissant, sans limite) et ceux qui relèvent de l’âge adulte (mettre en œuvre ses talents et son intelligence en ayant conscience des responsabilités et aussi des contraintes inhérentes à l’environnement).

L'idée d'intelligence semble présente dans de nombreuses cultures. La domination actuelle, dans la culture mondiale, de l'organisation occidentale de la connaissance rend très difficile l'élaboration d'une définition qui ne soit pas autogène, alors même que, selon la culture occidentale, définir l'intelligence est compris comme un paradoxe : l'intelligence de l'homme est a priori utilisée pour se définir elle-même. Cependant il semblerait que l'intelligence serait la capacité d'un individu à découvrir, créer ou résoudre des problèmes afin d'acquérir les connaissances nécessaires pour s'adapter à son environnement et supporter ses modifications.

 

La société de consommation flatte souvent notre propension à nous infantiliser : se faire plaisir est devenu un credo, s’abonner à des loisirs régressifs ou utiliser son temps de cerveau disponible à visionner des émissions puériles sont des preuves de non maturité de se sentir à la page, être brancher. Comme aussi de traiter de sujets graves avec légèretés ou de sujets frivoles avec un grand sérieux.

"La loi psychologique fondamentale sur laquelle nous pouvons nous appuyer en toute sécurité, a la fois a priori en raison de notre connaissance de la nature humaine, et a posteriori en raison des renseignements détaillés d'une expérience, c'est qu' en moyenne, et la plupart du temps, les hommes tendent à accroître leur consommation à mesure que leur revenu croît mais non d'une quantité aussi grande que l'accroissement du revenu"

 

Etre adulte est devenu synonyme d’être vieux (le tabou de notre époque), dépassé, ennuyeux. Ce n’est pas en effet très engageant comme perspective.

Mais est-ce que stagner dans des comportements infantiles est plus important ?

Le comportement d'un être vivant et, plus généralement, de tout autre système est la partie de son activité qui se manifeste à un observateur. Le comportement humains peut être décrit comme l'ensemble des actions et réactions (mouvements, modifications physiologiques, expression verbale, etc.) d'un individu dans une situation donnée.

 

 

Je suis infantile :

- Quand je me conduis comme un enfant alors que depuis longtemps j’ai cessé de l’être.

- Quand je refuse de voir les choses telles qu’elles sont et je me complais dans une vision magique du réel.

- Quand j’estime que le monde me doit quelque chose. Quand je pense que les autres devraient changer pour me plaire, pour m’éviter l’effort de me positionner clairement.

- Quand je me réfugie dans la nostalgie du passé ou dans le rêve d’un futur sans consistance pour fuir les responsabilités qui m’incombent ici et maintenant au présent.

- Quand je ne respecte pas mes engagements. Quand ma parole ou ma signature n’a plus de valeur.

- Quand je considère que je mérite un traitement de faveur ou que les règles communes ne s’appliquent pas à moi.

- Quand je m’aveugle sur les conséquences de mes actions ou de mes paroles.

- Quand je traite les autres comme des fournisseurs, au service de ma propre satisfaction, sans tenir compte de leurs propres besoins ou limites, ou du cadre particulier de la relation.

- Quand je me trouve incapable d’accueillir et de fonctionner avec la différence de l’autre.

- Quand je me montre rebelle à toute forme d’autorité, luttant encore et toujours contre des « parents », plutôt que de développer en moi une réelle autonomie de réflexion et d’affirmation.

- Et, surtout, quand je me prends pour une victime, rejetant sur les autres l’impuissance que je ressens à prendre vraiment ma vie en main.

Et je pense que c’est aussi normal que d’avoir en soi ces dynamiques de régression. Mais tout dépend de l’intensité et de la récurrence avec lesquelles je le manifeste.

 

 

Je gagne en maturité :

La maturité est l'étape dans laquelle se trouve un organisme qui a atteint son plein développement. L'adjectif associé est mûr.

On entend par plein développement l'étape qui, faisant suite à une évolution normale et complète, marque le passage à la phase suivante où l'organisme a subi une certaine métamorphose ou transformation marquée, par exemple le passage de l'adolescence à la vie adulte chez l'Homme.

L'organisme qui a atteint la maturité entrera éventuellement dans la phase de déclin ou sénescence. Le déclin est l'étape à laquelle l'organisme perd définitivement en complexité, en organisation, en sensibilité ou en force.

 

- Quand je cherche à avoir une plus juste perception de moi, des autres et du monde.

- Quand j’apprends à me connaître, me comprendre, m’accepter, m’apprécier aussi, sans sévérité ni complaisance excessive.

- Quand je sais m’intérioriser et m’entendre, reconnaître mes désirs et mes besoins.

- Quand je respecte et fais respecter mes particularités personnelles sans heurts avec la réalité qui est normative.

- Quand je demande la juste reconnaissance de mon travail et de ma personne.

- Quand je tiens mes engagements et suis digne de confiance.

- Quand je réfléchis, m’exprime et agis de manière congruente.

- Quand j’entretiens avec les autres des relations chaleureuses et bienveillantes.

- Quand je mène la vie que j’ai choisi de vivre.

- Et, surtout, quand je prends la responsabilité qui me revient dans chaque situation que j’expérimente.

Pour gagner en maturité, j’ai pris conscience que je devais faire un retour sur moi pour découvrir mes motivations profondes, apaiser des ressentiments anciens, apprendre à mieux maîtriser mes émotions, accepter mes zones d’ombre comme mes talents, et coopérer avec les autres qui sont une source d’inspiration sans pareille.

Et cette évolution vers une posture toujours plus adulte, je compte bien la faire en considérant ce chemin non comme une contrainte, mais plutôt comme une opportunité, une opportunité de découverte, d’expérience, de manifestation de ma vitalité, de créations de liens plus profonds avec ceux qui m’entourent : une marche vers toujours plus de joie !

 

La perception de la virilité comme vertu, est en soi un jugement de valeur, qui consiste à associer au genre masculin des qualités comme la force ou le courage. Dans les sociétés qui la valorisent, comme les sociétés patriarcales, cette association est au principe du développement de la personnalité masculine, et seule permet de la structurer de façon socialement satisfaisante.

Aujourd'hui, principalement en Occident, un tel modèle est remis en cause comme ne correspondant plus à la vie des hommes modernes. Cette remise en cause constitue une source de tensions entre les individus ayant intégré le modèle traditionnel et ceux qui adoptent une attitude progressiste.

 

Un rite de passage (ou rite initiatique) est un rituel marquant le changement de statut social ou sexuel d'un individu, le plus généralement la puberté mais aussi pour d'autres évènements comme la naissance ou la ménopause. Le rituel se matérialise le plus souvent par une cérémonie ou des épreuves diverses.

Les rites de passage permettent de lier l'individu au groupe, mais aussi de structurer la vie de l'individu en étapes précises qui permettent une perception apaisante de l'individu par rapport à sa temporalité et à sa mortalité.

Ce phénomène a donc un enjeu important pour l'individu, pour la relation entre l'individu et le groupe, et pour la cohésion du groupe dans son ensemble.

 

Est considéré comme adulte la personne dont l'âge se situe après la période d'adolescence. L'accès à l'âge adulte n'est pas institutionnalisé, son seul critère légal est l'âge de la majorité qui varie selon les pays. L'adulte devient alors responsable de ses actes, de ses paroles et doit être capable de s'engager par ce qu'il produit (contrat de travail, actes civils, parentalité, etc.). Une maturité affective lui permettra de dé-cohabiter, de se passer de ses parents, et de découvrir des sources personnelles d'affections. L'être adulte doit pour cela accéder à un esprit de responsabilité individuel et l'assumer en se projetant dans l'avenir en intégrant les normes, les valeurs, les interdits et satisfaire à ses obligations. La rencontre avec autrui et la capacité à établir des relations en se dégageant d'un égocentrisme (faire avec et au milieu des autres) devient un facteur de cohésion sociale, garant d'une vie en société décente et acceptable pour tous.

Une des caractéristiques de cette période de la vie adulte tient à son parcours non linéaire, constitué de multiples changements et de choix auxquels il aura à faire face. La structuration de la vie adulte est constituée d’un trajet au cours duquel l'adulte fait des expériences, des réalisations qui vont au fur et à mesure l'amener d'une dépendance ou relative dépendance, à une plus grande autonomie, qui sera signe de maturité. Ce processus de maturité implique l'adaptation à de nouveaux rôles, la résolution d’indécision, la modification d'attitudes trop exclusives, l'acquisition de nouvelles compétences, l'acceptation de l'incertitude de l'avenir.

La vie adulte peut être séquencée en trois périodes qui correspondent à ses avancées dans sa structuration : le jeune adulte, l'adulte au mitan de sa vie, et l'adulte accompli. Les expériences réalisées au cours de ces étapes permettent le passage de l'une à l'autre, sans pour autant pouvoir les délimiter ; elles doivent permettre à l'adulte de se saisir des clefs de compréhension des codes qui lui seront indispensables pour préserver, et si possible consolider, son autonomie. Pour être considéré adulte l'autonomie acquise doit recouvrir plusieurs champs : physiologique (fonctionnelle, corporelle) ; financier (subvenir à ses besoins) ; de pensée (prise de position personnelle, distinguer l'essentiel de l'accessoire, maîtrise du jugement, prévoir les conséquences de ses actes) et morale (distinction du bien et du mal, hiérarchisation de ses propres valeurs, honorer ses engagements).

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Published by carlscoaching - dans coaching
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